J'ai eu la chance de connaître l'Evangile jeune.
Mes parents étaient croyants. Et mon père m'a appris que la Bible était la Parole de Dieu. Cependant, malgré cela, j'ai eu une adolescence où je me posais beaucoup de questions sur le sens de la
vie. Très jeune, j'avais 14 ans, j'ai commencé à lire des livres ésotériques pour répondre à mes questions. Avec le recul, je me dis que cela a sans doute contribué à me rajouter davantage
d'inquiétudes.
Plus tard, en faisant de la philosophie, j'ai lu Pascal. Une phrase de Pascal m'a interpelée : il y a dans notre coeur un vide qui a la forme de Dieu. C'était exactement ce que je ressentais, je me
sentais vide comme une coquille de noix, sans rien à l'intérieur. J'aimais beaucoup la philosophie car j'espérais y trouver un sens à ma vie.
Il fallait que je sache si Dieu existait vraiment.
Mais c'est une rencontre qui a bouleversé ma vie. Au cours d'un concert, (au Parvis St Michel) j'ai rencontré un jeune homme qui m'a parlé de Jésus. Il m'a dit que Jésus m'aimait et que lui-même
avait ressenti son amour. Cela m'a touchée tout de suite. Le fait que l'on puisse sentir l'amour de Jésus était quelque chose de nouveau pour moi.
J'étais sur le point de partir à Aix-en-Provence pour mes études supérieures. Et par une extraordinaire coïncidence, ce chrétien partait aussi à Aix pour ses études. Une fois à Aix, Alexandre
(c'est son nom) me parlait souvent du Seigneur. Il m'a dit qu'il était baptisé du Saint-Esprit. Je ne savais pas ce que c'était mais j'avais réalisé que lui n'avait pas le vide intérieur que je
ressentais. Et j'avais envie d'être comme lui. Il m'a invité à dans une église évangélique. C'était tout nouveau pour moi. Et là sans que personne ne me dise rien je me suis sentie pécheresse.
J'avais l'impression que les chrétiens étaient blancs et moi je me sentais sale, souillée par mes péchés. J'ai ressenti la présence de Dieu. Et j'ai compris que Dieu c'était la vie. Sans qu'on ne
me dise rien, j'ai eu le sentiment d'une porte ouverte. Ce n'est que bien plus tard, que j'ai appris que Jésus était la porte des brebis.
Une fois mes études terminées, je suis rentrée à Menton où j'habitais. Alexandre était parti sur Paris et je n'avais contact avec aucun chrétien. J'ai commencé à lire tous les livres que j'avais
achetés et qui parlaient de Jésus. Puis j'ai commencé à lire la Bible. Mais la lecture me semblait ardue. Alors j'ai prié : "Seigneur, amène-moi à des chrétiens qui me conduiront à toi".
Un jour, je suis allée dans un quartier de Beausoleil, que je ne connaissais pas. Dans une rue, je vois "Assemblée Evangélique". Une pensée dans mon coeur : "c'est là ta place".
J'ai noté les horaires. Et je suis venue. Je ne connaissais personne. Quand le pasteur prêchait, j'étais convaincue que c'était la vérité. Il ne me connaissait pas et dans sa prédication il
dévoilait mon coeur. Bien sûr, Dieu me connaissait, Lui.
Au départ, j'avais beaucoup de mal à comprendre la Parole de Dieu. Mais je me suis accrochée. Au fur et à mesure que je venais aux réunions, j'ai commencé à éprouver la paix et j'ai eu la réponse
aux questions que je me posais.
Au cours de ma lecture personnelle de la Bible, le Seigneur m'a parlé dans Esaïe 54 : "Quand les montagnes s'éloigneraient, quand les collines chancelleraient, Mon amour ne s'éloignera point de
toi, et mon alliance de paix ne chancellera point, dit l'Eternel qui a compassion de toi".
Cela m'a rassurée de savoir que Dieu s'engageait avec moi. Car je n'étais pas du tout persévérante et je m'étais dit que je ne tiendrais jamais. C'est le Seigneur qui m'a appris la
persévérance. J'ai donné ma vie au Seigneur, c'est-à-dire que je Lui ai laissé prendre les rênes de ma vie. J'ai demandé pardon pour mes péchés. Plus tard, je me suis faite baptisée, par la suite
j'ai été baptisée du Saint-Esprit. Cela fait maintenant 27 ans que je marche avec le Seigneur.
Dans ma vie, j'ai eu bien des tempêtes mais le Seigneur a toujours été fidèle. Avec le Seigneur, on navigue souvent dans des eaux déchaînées mais c'est Lui qui calme les tempêtes/. /J'ai compris
qu'Il est le maître des temps et des circonstances.
Gisèle